Un hommage au blog de Travis (http://mirrorball.over-blog.com)

 

...et bonne année surtout, je dessinerai un jour mais là non...

 

JEAN QUI RIT

(sortie en salle le 1er octobre 2011)

 

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Lpitch : Ce film entièrement réalisé, filmé et joué par des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, raconte l’histoire de Jean, malade, entre vie quotidienne et rêve d’ailleurs.

 

L’histoire : Atteint de la maladie d’Alzheimer, Jean décide soudain de vivre sa vie et prend un bus au hasard. Le bus roule vers le Soleil couchant et un papillon vole dans le ciel. Le papillon vole toujours. Est-ce Jean qui l’observe ? Un brin d’herbe est alors filmé en gros plan, il se balance au gré du vent. Jean décide soudain de vivre sa vie et prend un bus au hasard. Jean invite alors ses amis à un barbecue. Mais où est le charbon ? Le sol, filmé en gros plan dans une transition soudaine, semble interroger le spectateur, symbole du désarroi de Jean. Jean traîne dans un jardin, il tombe alors sur un sac de charbon. Jean décide alors de faire un barbecue. Michel (s’appelle-t-il Michel ?) est dans sa cuisine et semble s’interroger. Des câbles et des projecteurs sont soudain filmé à grands coups brusques, comme si le cameraman avait laissé de côté sa caméra en oubliant de l’éteindre, mise en abyme du film dans le film. Michel fait le plein d’un bus, dont Jean descend, un sac de charbon à la main. Michel décide alors de sortir de la cuisine et de faire un barbecue. Tout à coup, Jean se filme lui-même dans le miroir. Il semble surpris. Le film s’achève alors avec un long plan fixe sur le ciel bleu.

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L’œil du critique :
Film sans concession ni générique de fin, « Jean qui rit » - sélectionné au Festival de Cannes 2012 et grand prix du film expérimental de Wichita - reste un objet non identifié devant lequel tout positionnement semble vain. De quoi parle-t-on ? Est-ce bien un film ? Ce flot d’images qui nous transporte jusqu’à la nausée refuse de se laisser saisir et remet radicalement en cause tous les vieux poncifs du cinéma classique que sont le récit, les caractères, le jeu, les dialogues, la notion d’image elle-même… autant de certitudes balayées de manière radicale en moins de 5 heures. Un pavé dans la mare.